Qui suis-je ?

De chercheur à expert consultant

Docteur de l’Université Bordeaux Montaigne (2001), spécialiste de morphologie et d’histoire des paysages, je débute mon parcours professionnel au CNRS, au sein de l’équipe d’archéologie environnementale de l’UMR 7041 (Nanterre), à laquelle je suis rattaché dans le cadre d’un contrat post-doctoral (2003-2005). Sous la direction de Gérard Chouquer (directeur de recherche au CNRS) qui m’a initié à l’analyse des formes des paysages et a codirigé ma thèse de doctorat, je contribue alors activement, avec plusieurs autres jeunes chercheurs, à la définition de l’archéogéographie

En 2005, j’impulse au sein de cette équipe une réflexion sur l’apport de la connaissance des mémoires paysagères et environnementales aux politiques publiques d’aménagement, réalisant un passage de frontière largement inédit. Partant du constat qu’archéogéographes et aménageurs (au sens large) travaillent sur un objet qui leur est commun (les milieux géographique) et prenant acte du fait que ce que les premiers savent en matière de dynamiques et d’héritages morphologiques n’est pas exploité par les seconds dans le cadre de l’élaboration des projets d’aménagement, je prends l’initiative d’une proposition de recherche dans le cadre d’un appel à projet de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) portant sur les conditions intellectuelles du transfert des savoirs archéogéographiques vers l’aménagement (projet Gemellus).

Une mise en application sur le terrain

Convaincu de la portée de cette réflexion théorique et conscient de l’émergence d’une demande sociale forte en matière de délibération des projets de territoire, je décide, en 2008, de réaliser, cette fois de façon concrète, ce transfert des savoirs et savoir-faire élaborés au sein de la recherche fondamentale vers l’expertise. Depuis cette date, j’interviens auprès des services de l’Etat, de collectivités territoriales, d’établissements publics, de syndicats mixtes pour donner des clefs de lecture et d’intelligibilité aux services en charge de la prospective, de l’adaptation et de la résilience des territoires afin de les aider à mieux comprendre la fabrique de leur territoire dans la longue durée, la part de mémoire et d’héritages du passé transmis dans le présent des paysages et les suggestions que ces héritages imposent aux projets actuels.

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